Il est souvent plus facile de convaincre son esprit que certaines actions n'ont « aucune importance » que d'affronter le poids de sa propre responsabilité. C'est précisément ce qu'illustre la réflexion de Roch Armel BAKYONO : l'être humain développe parfois des mécanismes psychologiques qui lui permettent de préserver une image positive de lui-même, même lorsque ses actes sont en contradiction avec ses valeurs.
En psychologie, ce phénomène est connu sous le nom de déni. Il s'agit d'un mécanisme de défense par lequel une personne minimise, ignore ou justifie une réalité susceptible de provoquer de la culpabilité, de la honte ou un conflit intérieur. Dans le contexte des relations affectives ou extraconjugales, certains en viennent à séparer artificiellement « le cœur » du « plaisir physique », persuadés que l'absence de sentiments amoureux réduit la portée morale de leurs actes.
Pourtant, cette dissociation ne modifie pas la réalité des conséquences. Les choix individuels peuvent affecter la confiance, la stabilité familiale, la santé émotionnelle des partenaires et parfois même la santé publique. Le déni agit alors comme un anesthésiant de la conscience : il atténue temporairement le malaise, mais ne supprime ni les faits ni leurs répercussions.
Les travaux en psychologie montrent que les individus cherchent naturellement à maintenir une cohérence entre leurs croyances et leurs comportements. Lorsque cette cohérence est rompue, ils peuvent modifier leurs justifications plutôt que leurs actes afin de réduire leur inconfort psychologique. Cette tendance explique pourquoi certaines personnes finissent par banaliser des comportements qu'elles auraient pourtant condamnés chez autrui.
La véritable liberté ne consiste donc pas à étouffer sa conscience, mais à avoir le courage de confronter ses contradictions. Reconnaître ses erreurs, en mesurer les conséquences et agir pour les corriger demeure la voie la plus sûre vers une intégrité personnelle durable.
En définitive, la conscience n'est pas un adversaire qu'il faut faire taire. Elle est une boussole intérieure qui invite chacun à faire correspondre ses actes à ses valeurs. Ignorer sa voix peut procurer un soulagement passager ; l'écouter permet de construire une vie fondée sur la responsabilité, la confiance et l'authenticité.
Roch Armel BAKYONO
Économiste
Parapsychologue-expert
Directeur du cabinet CECRAB
SARL unipersonnelle créée en 2002
RC N° BF OUA 2002
Agrément d’expertise N° 279/2003
M2477- IFU N° 00003274N.
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