Après plusieurs audiences marquées par des débats intenses, le tribunal de première instance de Mafanco a finalement tranché dans l’affaire opposant Yama Sega et Maya à la justice. Les deux femmes ont été condamnées à deux ans de prison avec sursis, accompagnés d’une amende de 40 millions de francs guinéens chacune.
Au-delà de la sanction financière, le tribunal a également imposé des limitations concernant certaines de leurs publications, une décision qui pourrait avoir un impact significatif sur leurs activités médiatiques et publiques.
Du côté de la défense, le verdict est accueilli avec soulagement. Maître Paul Yomba, avocat des deux condamnées, n’a pas caché sa satisfaction face à une décision qu’il considère comme favorable dans son ensemble.
« C’était vraiment un parcours de combattant. Nous sommes satisfaits de la décision rendue. Le plus important est qu’elles n’ont pas été condamnées à une peine de prison ferme », a-t-il affirmé.
Pour l’avocat, l’absence d’incarcération constitue une victoire, même si des sanctions ont été maintenues. Il souligne que ses clientes pourront poursuivre leurs activités, dans le respect des restrictions fixées par la justice.
Cette affaire, qui a suscité de nombreuses réactions, illustre une fois de plus la volonté des juridictions guinéennes de concilier sanction et encadrement, notamment dans les dossiers liés à la communication et à l’exposition publique.
Par Damba Morlaye
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