La Cour pénale internationale (CPI) traverse une crise institutionnelle sans précédent. Réunie en session extraordinaire au siège de l'ONU à New York, l'Assemblée des États parties a voté,ce vendredi dernier la révocation du procureur en chef Karim Khan à la suite d'accusations de harcèlement et d'agression sexuels.
Le scrutin, organisé à bulletin secret, s'est soldé par une large majorité en faveur de son départ. Au total, 82 des 125 États membres ont soutenu sa révocation, contre 13 favorables à son maintien, tandis que 15 délégations se sont abstenues.
Les États parties ont conclu que Karim Khan avait commis une « faute grave et un manquement grave à ses obligations », ouvrant ainsi la voie à son éviction. Le juriste britannique, qui dirigeait le bureau du procureur depuis 2021, rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés.
Cette décision constitue un tournant majeur pour la justice pénale internationale. Pour la première fois depuis la création de la CPI, un procureur en chef est officiellement destitué par les États membres, une mesure qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le fonctionnement et la crédibilité de l'institution.
Par Damba Morlaye
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