La commune de Friguiagbé Centre 2 a abrité ce lundi la cérémonie de pose de la première pierre du futur Musée et Centre culturel régional de Kindia. Porté par le ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, le projet entend faire du patrimoine, de l’artisanat et de la créativité des moteurs du développement culturel et économique de la région.
La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, du gouverneur de la région de Kindia, le Contrôleur général de Police Mamadou Camara, du préfet, des autorités locales, des sages et de plusieurs invités.
Prenant la parole au nom des populations de Friguiagbé, le maire Naby Laye Soumah s’est félicité du choix porté sur sa commune. Il a présenté le futur musée comme un espace destiné à préserver l’histoire de la région, transmettre les savoirs et mettre en valeur les savoir-faire locaux, tout en offrant aux jeunes un cadre propice à la créativité.
Pour le gouverneur de Kindia, cette infrastructure revêt une importance stratégique. Il estime que l’investissement dans la culture constitue également un investissement dans l’identité, l’éducation et l’avenir de la jeunesse. Il a, à cette occasion, réaffirmé la disponibilité des autorités régionales à accompagner la réalisation du projet, notamment dans le cadre des ambitions du programme Simandou 2040.
Un sanctuaire pour la mémoire de Kindia
Le ministre Moussa Moïse Sylla a, pour sa part, décrit le futur musée comme un véritable « sanctuaire de mémoire ». L'infrastructure devrait avoir une vocation à la fois scientifique, pédagogique et culturelle, avec pour mission de conserver et de valoriser le patrimoine matériel et immatériel de Kindia.
Le Centre culturel régional devrait, quant à lui, disposer d’une capacité d’au moins 1 000 places. Il ambitionne de devenir un espace de création et d’expression pour les artistes, artisans et jeunes créateurs.
Musique, danses, récits, traditions et autres expressions culturelles de la région devraient ainsi bénéficier d’un cadre dédié à leur préservation et à leur transmission.
Au-delà des bâtiments, le ministre a insisté sur la nécessité de protéger les racines culturelles guinéennes face aux risques d’uniformisation. Pour lui, la préservation de l’histoire constitue un préalable à la construction de l’avenir.
La société Gold Guinée Investments, chargée de l’exécution des travaux, a assuré qu’elle respecterait ses engagements contractuels, notamment en matière de délais.
À Friguiagbé Centre 2, la pose de cette première pierre ouvre ainsi une nouvelle étape pour la politique culturelle régionale. Le futur complexe est appelé à devenir à la fois un lieu de mémoire, de transmission, de création et d’opportunités pour les générations actuelles et futures.
Par Damba Morlaye
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