La circulation d’un faux acte administratif attribué au ministère de la Santé et de l’Hygiène publique relance la question de la sécurisation des décisions officielles en Guinée.
Le document en question, présenté comme une décision de réaffectation de deux fonctionnaires et identifié sous le numéro 044/MSHP/CAB/SGG, porte la date du 23 juillet 2026. Il a circulé dans certains services ainsi que sur les réseaux sociaux avant d’être officiellement démenti par le ministère.
Le département dirigé par la ministre Khaïté Sall affirme que cette décision n’a pas été produite par les services habilités et qu’elle ne porte pas la signature de l’autorité compétente.
Au-delà de ce cas précis, la situation souligne l’importance de l’authentification des actes administratifs. Les décisions d’affectation et de réaffectation peuvent avoir des conséquences importantes sur la carrière et la situation professionnelle des agents publics.
Pour éviter les confusions, la vérification de la signature, du numéro d’enregistrement et de la source de diffusion apparaît comme une étape essentielle avant toute exécution d’un acte administratif.
La mise en place de mécanismes numériques permettant de vérifier rapidement l’authenticité des décisions pourrait également contribuer à renforcer la sécurité juridique et à limiter la circulation de documents falsifiés.
En saisissant la justice, la ministre de la Santé entend faire établir les responsabilités dans cette affaire. Les investigations devront notamment déterminer l’origine du document et les conditions de sa diffusion.
Par Damba Morlaye
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