Conakry: À peine installée à la tête du ministère de l'Éducation nationale, de l'Alphabétisation, de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP), la ministre Bintou Keïta a ouvert les discussions avec les fédérations syndicales de l'éducation afin de jeter les bases d'un dialogue social renouvelé.

Cette première prise de contact a permis aux représentants des syndicats de dresser la liste des dossiers qu'ils jugent urgents. Ils ont notamment réclamé l'engagement des enseignants contractuels, la prise en charge des nouveaux enseignants recrutés ainsi que la signature du statut particulier, une revendication de longue date destinée à améliorer les conditions professionnelles des acteurs du secteur.

Les responsables syndicaux ont également dénoncé la lenteur des négociations sur plusieurs questions en attente de règlement. Ils ont appelé la ministre à s'impliquer personnellement afin d'accélérer les discussions et d'aboutir à des décisions concrètes.

Au-delà des revendications, les partenaires sociaux ont proposé la création d'un cadre permanent de concertation, avec des réunions trimestrielles, afin d'instaurer un dialogue régulier entre le ministère et les organisations syndicales.

En réponse, Bintou Keïta a réaffirmé sa volonté de privilégier l'écoute, la concertation et le partenariat. Elle a assuré que son département travaillera en étroite collaboration avec les syndicats pour apporter des réponses aux défis du système éducatif et renforcer la gouvernance du secteur.

Cette rencontre constitue un premier signal d'ouverture entre le nouveau département ministériel et les partenaires sociaux, dans un contexte où les attentes des enseignants demeurent fortes.

 

Par Damba Morlaye