Après une dizaine de jours de congé annuel en Grèce, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a repris ses activités officielles en présidant directement le Conseil des ministres extraordinaire élargi, tenu le vendredi 14 août 2026 au Palais Mohamed V.

Porté sur l’accélération de l’action administrative et la mise en œuvre du programme Simandou 2040.

Parmi les principaux points abordés figure le Gestionnaire électronique des décrets et arrêtés (GEDA), un outil destiné à assurer le traitement et le suivi des actes administratifs de l’État.

Selon le compte rendu présenté par le ministre Moussa Moïse Sylla, porte-parole adjoint du gouvernement, le Président de la République a rappelé que le GEDA relève de sa responsabilité directe et a annoncé qu’il en assurerait désormais personnellement le suivi depuis ses bureaux.

L’objectif affiché est de réduire les délais de traitement des décrets et arrêtés afin d’accélérer l’exécution des décisions administratives nécessaires à la mise en œuvre de Simandou 2040.

Au-delà de la célérité, le GEDA présente également un enjeu majeur de traçabilité et de sécurité juridique. Dans un contexte où plusieurs documents administratifs importants peuvent faire l’objet de falsifications ou de modifications irrégulières, la conservation et le suivi électronique des différentes étapes de production d’un acte peuvent contribuer à mieux garantir son authenticité.

Un tel dispositif permet notamment de suivre la préparation, la validation, la signature et la transmission des actes, tout en limitant les risques de confusion entre plusieurs versions d’un même document, d’erreurs matérielles ou de circulation de documents non authentifiés.

La rapidité administrative ne doit toutefois pas se faire au détriment de la régularité juridique. Un acte administratif doit pouvoir être identifié, vérifié et retracé : quelle autorité est compétente ? Quelle version a été validée ? Qui l’a signée ? À quelle date ? Selon quelle procédure a-t-il été transmis, publié ou notifié ?

Pour MAGJURY, l’intérêt du GEDA réside donc dans cette double exigence : accélérer l’administration tout en renforçant la fiabilité des actes de l’État.

Le retour du Président de la République et son choix d’assurer personnellement le suivi du GEDA traduisent ainsi une volonté de renforcer le pilotage et le contrôle de la chaîne administrative.

Le GEDA ne doit pas être considéré comme un simple outil informatique. Il peut devenir un véritable instrument de traçabilité, d’authentification et de sécurisation des actes administratifs, notamment dans la lutte contre les falsifications et les irrégularités documentaires.

Car une administration moderne ne doit pas seulement produire rapidement ses actes. Elle doit aussi être capable de répondre à une question essentielle : quel document fait juridiquement foi ?