La capitale guinéenne a servi de cadre à l’ouverture d’un atelier régional de haut niveau consacré à la coopération judiciaire dans la lutte contre la traite des enfants. La cérémonie a été présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara.

Cette rencontre vise à renforcer les capacités des acteurs de la chaîne judiciaire en matière de coopération transnationale, un levier jugé essentiel pour faire face à un phénomène qui dépasse les frontières nationales.

Des délégations venues de Guinée, de Guinée-Bissau, de Gambie et du Sénégal prennent part aux travaux, aux côtés de partenaires techniques et financiers tels que UNICEF, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme et Agence italienne de coopération au développement.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre a dénoncé la traite des enfants comme une « grave violation des droits humains », appelant à une mobilisation collective des États pour prévenir ce fléau, poursuivre les auteurs et garantir une meilleure prise en charge des victimes.

Organisé dans le cadre du projet PACEV, l’atelier adopte une approche régionale coordonnée, adaptée aux réalités locales. Pendant quatre jours, magistrats, enquêteurs et experts échangeront sur leurs expériences, examineront les bonnes pratiques et formuleront des recommandations concrètes.

À l’issue des travaux, les participants devraient proposer des mécanismes renforcés de coopération judiciaire, dans l’objectif d’intensifier la lutte contre la traite des enfants en Afrique de l’Ouest et de consolider la synergie entre les différents acteurs engagés.

 

Par Damba Morlaye