Les acteurs du secteur agricole ont profité de leur rencontre avec le ministre Félix Lamah ce vendredi, pour exposer les principales difficultés qui freinent le développement de leurs activités en Guinée.

Organisée autour de la question de la souveraineté alimentaire, la rencontre devait permettre au ministère de mieux cerner les réalités du terrain et d’apporter des réponses adaptées aux préoccupations des producteurs.

Parmi les principales difficultés soulevées figurent l’état des routes rurales, qui complique l’évacuation des récoltes, ainsi que l’accès à l’eau, aux semences de qualité et aux intrants agricoles.

Les producteurs ont également mis en avant la question de la conservation des récoltes après la production. L’insuffisance des infrastructures de stockage constitue, selon eux, un obstacle important à la valorisation des produits agricoles et à la réduction des pertes.

La sécurisation des périmètres agricoles a aussi été évoquée, notamment en raison des conflits fonciers et des risques liés aux aléas climatiques.

Face à ces préoccupations, Félix Lamah a assuré les acteurs de la volonté de son département de les accompagner dans la résolution progressive des difficultés. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de passer des discours aux actions concrètes.

Cette démarche s’inscrit dans l’objectif affiché par les autorités de réduire la dépendance de la Guinée aux importations alimentaires. Pour le ministre, atteindre la souveraineté alimentaire passe d’abord par une augmentation de la production locale et une meilleure transformation des produits sur place.

L’autosuffisance en riz constitue notamment l’une des priorités annoncées par le département de l’Agriculture, qui entend s’appuyer sur les recommandations des États généraux de 2024 pour orienter ses interventions.

À travers cette rencontre, le gouvernement entend ainsi renforcer le dialogue avec les producteurs et identifier des solutions aux contraintes qui limitent encore le potentiel agricole de la Guinée.

 

Par Damba Morlaye