La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a poursuivi, ce jeudi l'examen du dossier de Dr Mohamed Diané. L'audience, consacrée aux réquisitions du parquet et aux plaidoiries des parties, pourrait être décisive avant le prononcé de l'arrêt.
Au cours des débats, le substitut du procureur spécial, Biwon Millimouno, a estimé que les éléments du dossier justifiaient une condamnation plus sévère que celle prononcée en première instance. Il a notamment insisté sur les soupçons entourant un contrat d'acquisition de véhicules militaires et sur la valeur du patrimoine attribué à l'ancien ministre.
Le parquet a demandé à la Cour de condamner Dr Mohamed Diané à dix années d'emprisonnement, de lui infliger une amende de 50 milliards de francs guinéens et d'ordonner la confiscation de l'ensemble de ses biens, y compris ceux détenus par des proches.
La partie civile a également sollicité la confirmation du jugement du 18 décembre 2024, tout en réclamant l'extension de la confiscation à des biens immobiliers inscrits au nom de membres de la famille de l'ancien ministre.
En première instance, Dr Mohamed Diané avait été condamné à cinq ans d'emprisonnement, à une amende de cinq milliards de francs guinéens, à la confiscation d'une partie de son patrimoine et au paiement de 500 milliards de francs guinéens de dommages et intérêts en faveur de l'État.
Le verdict de la Chambre des appels est désormais attendu et devrait fixer définitivement le sort judiciaire de l'ancien ministre dans cette procédure, sous réserve des voies de recours éventuellement prévues par la loi.
Par Damba Morlaye
Soyez le premier à commenter cet article.